Presle

PRESLE est un village de 411 habitants situé à l’entrée de la vallée des Huiles, d’une superficie de 11,58 km2, limitrophe de la commune de La Rochette (360 mètres d’altitude au point le plus bas jusqu’à 2365 mètres d’altitude Pointe du Rognier).

Chiffre INSEE 2019

 

Histoire

Terre médiévale située à la frontière du Dauphiné, fermant le passage en Savoie par le Col du Cucheron, ayant appartenue au duché des Allinges et donnée en 1440 par reconnaissance à Giroud alias Beauregard, famille de Chambéry.

La maison forte Beauregard et sa chapelle sont incendiées au xviie siècle et reconstruites en 1714. Antoine Beauregard et son épouse Sophie née Gay (de Lupigny, sont philosophes sous la Révolution française et liés aux esprits modernes comme Sigismond Gay de Lupigny et son épouse Sophie née Nichault de la Valette dite Sophie Gay (écrivaine).

curiosité

En se promenant au gré des sentiers de randonnée, vous traversez les différents hameaux de village pour arriver jusqu’ à la chapelle de Prodin où le panorama est magnifique, ce lieu où les anciens habitants du village se rendaient en pèlerinage chaque premier dimanche de juillet, vous pourrez ensuite poursuivre votre chemin à travers la foret pour rejoindre les alpages et 2 refuges qui sont ouverts toute l’année et ensuite grimper jusqu’à la pointe du Rognier.

Nota : Prodin est accessible par une piste forestière sur laquelle la circulation se fait aux risques et périls des usagers (véhicules 4×4 recommandés)

Chapelle de St Roch

En 1867, au mois de septembre, le choléra éclata à Chambéry et dans diverses communes environnantes de Presle. A la vue de ce fléau terrible, les habitants se souvinrent qu’autrefois ils avaient une chapelle en l’honneur de St Roch, au lieu ou l’on faisait des processions les 1ers et 3emes dimanches.

Dans l’espérance que la protection de ce Saint les préserverait de l’épidémie, ils vinrent prier Mr CACHOUX, leur curé, de parler en chair de cette idée religieuse et de faire un appel à tous le habitants pour reconstruire cette chapelle détruite par la Révolution.

La voix du Pasteur fut entendue : chacun s’empressa de souscrire selon ses moyens. On convint immédiatement de tous les transports, on confia la construction des murs à François Chevallier d’Arvillard qui acheva de les élever dans le courant du mois de novembre et reçut la somme de cent trente neuf francs. La porte et la fenêtre du chœur sont construites avec des pierres venues de l’ancien château du Verneil. Les frères Durand à qui elles appartenaient, ont gracieusement offert à la commune d’aller démolir deux anciens portails qui un peu retouchés, ont vu leurs arcs, autrefois condamnés à voir passer le luxe, venir se poser à l’entrée d’une chapelle pour y laisser entrer la piété…

La charpente du toit et la pose des ardoises fut confiée à Pierre Foray moyennant le prix de cinquante francs ; il y est entré 3 300 ardoises, dont deux mille ont été fournies par Mr Gaspard Fosseret.

La statue de St Roch est un don de Mr Curtet, curé de La Chapelle Blanche. Le manteau a été offert par les demoiselles Milan de La Rochette.

Signé : CACHOUX, curé, 18 mars 1868

La Chapelle de Prodin

Historique de la construction de la chapelle de Prodin écrite par l’Abbé CACHOUD.

CONSTRUCTION DE LA CHAPELLE DE PRODIN

1863 : Depuis trois ans je conduisais une foule de monde, paroissiens et étrangers, en procession sur la montagne de Prodin, sans me rendre un compte exact de la foi séculaire qui anime les populations prenant part à cette cérémonie extraordinaire.

Chaque fois que le temps menaçait les récoltes par une sécheresse prolongée, je voyais arriver chez moi les vieillards de la paroisse me demandant en grâce de les mener à Prodin pour avoir la pluie.

Frappé de ce sentiment invariablement satisfait, je demandais d’où venait cet usage de monter à Prodin en pareille occasion.

« Jamais on y est monté inutilement » me répondit-on.

Effectivement, je ne tardais pas à me convaincre que ces processions ne partaient pas seulement de Presle, mais que des paroisses voisines de la Maurienne on venait également en pèlerinage sur ces lieux solitaires.

Trois ans consécutifs me démontrèrent qu’en effet on y montait pas inutilement, car trois fois, 1860, 1861, 1862, dans le mois d’août, notre prière fût exaucée et dans des circonstances tellement exceptionnelles et frappantes qu’il est impossible à un esprit réfléchi de ne pas reconnaitre la coïncidence merveilleuse de la procession faite et de la pluie obtenue.

Une croix modeste existant seule à cet endroit vénéré. Elle était plantée, disait une tradition générale et antique, à l’endroit même où avait existé une chapelle.

(lire la suite …. Historique de la construction de la chapelle de Prodin écrite par l’Abbé CACHOUD)